Communiqués Europe Ecologie
la France s'enfonce dans le délire nucléaire
Iter, EPR, Atmea, la France s'enfonce dans le délire nucléaire
Paris, le 24 février 2010
Les Echos dévoilent aujourd'hui que GDF Suez souhaite le soutien du gouvernement français pour construire un réacteur nucléaire de type Atmea, développé avec Areva, dans la vallée du Rhône (Tricastin ou Marcoule), zones déjà fortement nucléarisées.
La France n'a pas plus besoin de ce réacteur que des deux EPR en cours, qui non seulement ne correspondent pas à ses besoins énergétiques mais coûtent toujours plus chers, ne se vendent pas à l’étranger et enfoncent la France dans une fuite en avant, qui sanctionne déjà lourdement le contribuable français.
Le réacteur expérimental Iter coûtera ainsi 6 milliards d'euros de plus que prévu, et nous devrons payer les surcoûts importants (2,7 milliards) du réacteur finlandais d'Olkiluoto. De plus deux EPR sont déjà prévus à Flamanville et Penly, alors même que la France reste à la traîne dans le développement des énergies renouvelables et les économies d’énergie.
Avec ce prototype, la France est encore une fois considérée comme une vitrine à l’exportation. Nous refusons d’être les otages de la guerre grotesque que se mènent les grand groupes industriels français (EDF, Areva, GDF Suez, Alstom) pour des parts sur un quasi inexistant marché du nucléaire. La Drôme et le Gard ont a déjà de plus suffisamment payé leurs tributs à la nucléocratie française
Enfin, laisser la construction et la gestion d'une centrale nucléaire à un groupe soumis à des exigences de rentabilité annuelle est incompatible avec les dangers, risques et menaces de l'énergie atomique. Les dérives observées chez EDF devraient servir de leçon.
C’est pourquoi Europe écologie demande aux autorités françaises de refuser ce projet, et de se montrer enfin ambitieuses concernant les énergies renouvelables et la sobriété énergétique.
Philippe Mérieu, Tête de liste Europe écologie Rhône-Alpes
Jean-Louis Roumégas, Tête de liste Europe écologie Languedoc-Roussillon
Hélène Gassin, candidate Europe écologie en Ile-de-France, spécialiste de l'énergie
Polémique autour du GIEC : la double irresponsabilité des chefs d’Etat sur le climat
Paris, le 18 février 2010
Alors que la polémique autour du GIEC enfle, Europe Ecologie appelle les chefs d'État et de gouvernement, dont les États sont signataires des rapports scientifiques, à défendre le consensus scientifique sur la réalité des changements climatiques.
Cette polémique arrive - et ce n'est pas un hasard - au moment où les
États-unis discutent enfin d'une loi climatique et où les opinions
publiques somment les États d'agir. Après l'échec de Copenhague, les
responsables politiques ne doivent pas laisser s'installer le doute sur
l'origine humaine du réchauffement climatique.
Pour Yannick jadot, Député européen d'Europe Ecologie : "Les erreurs
repérées dans le dernier rapport du GIEC ne sont que quelques lignes sur
des milliers de pages et ne concernent que les impacts du changement
climatique, pas l’origine humaine de ces changements. Si le GIEC a trop
tardé à reconnaître officiellement ces erreurs, il est irresponsable de le
remettre en cause sur cette base. Nous attendons du Président Sarkozy et
des autres Chefs d’Etat une réponse forte et coordonnée pour mettre un
terme à cette polémique".
Pour Guy Hascoët, tête de liste Europe Ecologie en Bretagne "Après
l'inaction à Copenhague, le doute sur la science, c'est la double peine
pour le climat! Face à des chefs d'État incapables d'agir, les tenants du
statu quo énergétique et ceux qui remettent en cause le réchauffement
tentent d'occuper le terrain médiatique. Ne soyons pas naïfs sur la
puissance des intérêts économiques qui s’opposent à la lutte contre les
changements climatiques."
Les chefs d’Etat du monde entier avaient fait les gros bras avant le
Sommet de Copenhague : promis, ils allaient sauver le climat ! Ils ont
malheureusement échoué collectivement à enclencher la transformation
écologique de l’économie mondiale, une transformation créatrice d’emplois,
porteuse d’innovation et favorable aux plus vulnérables. A cette inaction
irresponsable, n’ajoutons pas un silence coupable sur la polémique qui
entoure le GIEC.
Les candidat-e-s d'Europe Ecologie ont fait de la lutte contre le
changement climatique une priorité politique de leurs propositions pour
les élections régionales. Ainsi Claude Taleb, tête de liste Europe
Ecologie en Haute Normandie, déclare " les régions sont idéalement
placées pour commencer à changer la donne, en investissant massivement
dans l'efficacité énergétique, la rénovation des bâtiments privés et
publics et en tournant enfin la page de la surproduction d'énergie. C'est
plus d'emplois, et des factures de chauffage qui baissent pour tous."
Contact presse
Frédérique Tarride
06 11 74 26 00



































